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Allen-Wilfried Adou:  » j’ai étudier au Maroc, aujourd’hui je suis banquier… »

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Publié le 09 juillet 2020

Salut la team ! Tenez-vous bien parce que Maroc-Etudes a du lourd pour vous.

Nous vous proposons une nouvelle rubrique : « J’ai étudier au Maroc, aujourd’hui je suis … »

C’est une rubrique dans laquelle vous découvrirez des ancien.nes étudiant.es et diplômé.es du Maroc qui partageront avec vous leurs expériences, leurs doutes mais surtout des conseils pratiques et utiles. 

Pour ce premier numéro #1, nous sommes avec Allen-Wilfried Adou, ancien étudiant, diplômé de l’Ecole Mohammadia d’ingénieur et aujourd’hui Banquier ! 

 

Bonjour Wilfried, Peux tu te présenter , nous parler de toi et de ce que tu fais dans la vie ?

Bonsoir, je suis Allen-Wilfried ADOU. Je suis ivoirien et jusqu’à récemment j’étais ALM & Market risk manager à la BOA SERVICES, l’une des structures centrales du groupe Bank of Africa, à Dakar, au Sénégal.

Je suis passionné de découverte, des mathématiques et de leurs applications dans le monde réel mais aussi de sport, de littérature et de cinéma.

 

Après mon BAC C au lycée Scientifique de Yamoussoukro en 2009, je me suis envolé pour le Maroc où j’ai intégré la Faculté des sciences et Techniques de Beni Mellal. J’y ai obtenu une licence en Génie Mathématiques et Informatique. En 2012, j’ai intégré l’école Mohammadia d’Ingénieurs pour un cycle ingénieur en Modélisation et informatique Scientifique qui a duré 3 ans. À cela il faut ajouter qu’en parallèle à mon boulot, je suis inscrit pour l’obtention de deux certificats : le Chartered Financial Analyst en abrégé CFA et le FRM qui est le Financial Risk Manager.

Contrairement à beaucoup, j ai opté pour les études à l’extérieur dans le but de découvrir un monde différent de celui dans lequel j’évoluais. Ayant fait mon lycée à Yamoussoukro, la logique aurait été d’intégrer la prestigieuse INPHB de Yamoussoukro qui est réputée pour la qualité de sa formation et la facilité pour ses étudiants à s’intégrer dans le monde du travail. En lieu et place de cela, j’ai choisi l’aventure. Une aventure à ma découverte, à savoir ce dont j’étais capable de faire, hors du cocon familial, dans un pays à la culture autre que la mienne. Bien sûr il y avait aussi ce mythe du travail garanti après les études à l’étranger. Somme faite, je me suis dis « Si on peut joindre l’utile à l’agréable alors pourquoi pas? ». Sauf que dans mon cas c’était plutôt l’utile à l’utile.

 

Diplome ecole mohammadia ingenieur

Ma réponse sur cette question est catégorique : la corrélation entre le pays formateur et l’obtention du boulot au niveau national est faible. Par contre il y a une grande relation entre la renommée de l’école ou de l’université où on fait les études et les chances d’obtenir un emploi une fois rentré au pays. Dans mon cas, après mon diplôme d’ingénieur, je suis rentré en Côte d’ivoire et j’ai déposé des CV par ci et par là. Malheureusement, je n’ai reçu aucun retour de toutes ces demandes. Par contre j’ai eu la bénédiction d’être contacté par la banque où j’ai fait mon stage pour l’obtention de mon diplôme de fin d’étude et j’ai intégré l’équivalent de cette structure dans la zone UEMOA, à Dakar. Ça a été un point de départ qui m’a permis de forger mon expérience et briguer de différents postes.

La décision des études à l’étranger n’est pas une décision facile vu les charges qu’elle implique . Si en plus de cela, le boulot n’est pas au rendez-vous après les études, la déception viendra forcément. C’est pour cela qu’avant de prendre cette décision, il faut avoir un projet professionnel bien ficelé. Cela permettra de viser les écoles de renoms dans le domaine choisi et ainsi mettre toutes les chances de son côté. Si l’on envisage de revenir travailler au pays, il faut miser sur des secteurs prisés en local. Il ne faut pas aller étudier ingénieure aérospatiale en Russie et s’étonner de ne pas trouver du travail en Côte d’ivoire, à moins de vouloir être un pionnier. (Rires) Dans ce cas c’est un autre débat.

Dans l’analyse des avantages des études à l’étranger, il faut tenir compte du fait qu’on ne bénéficiera pas seulement d’une formation intellectuelle mais aussi d’une formation à la vie. Et on en ressortira plus ouvert aux autres cultures et aux autres peuples.

Pour finir, il faut également envisager la possibilité de travailler à l’extérieur afin d’avoir une expérience et mettre plus de chances de son côté en cas de retour au pays. La fin des études n’est pas une fin mais plutôt le début de l’étape la plus importante. Il faudra donc en tenir compte dès le départ.

 

Tu as aimé l’interview de Wilfried ? Tu veux, toi aussi, étudier au Maroc pour maximiser tes chances d’obtenir un emploi dans une grande entreprise? 

 

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